Monsieur Le Président, n’éteignait pas la télévision public…

30 09 2008

 

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Comme vous le savez, France Télévisions obtient son chiffre d’affaires grâce à l’addition de la redevance financée par nous, des allocations ou des aides de l’Etat et principalement des revenus publicitaires. Mais ce modèle économique n’est pas une solution pérenne, et ce type de structure ne doit pas fonctionner de cette façon archaïque… Donc que faire pour agrémenter la télévision publique d’une réforme unique ?

A partir du mois de janvier prochain, il n’en sera plus rien. La télévision publique sera financée par l’opinion publique et seulement cette même opinion. Il n’y aura plus de spot, plus de publicité, donc plus de revenu publicitaire et par la même occasion nous pourrions nous dire plus de télévision publique… Une idée bien farfelue qu’a eu notre Président en décidant unilatéralement que son devoir était d’offrir à la population française la possibilité de regarder la télévision sans qu’aucun écran de publicité ne vienne la déranger… Au moins, maintenant que nous regarderons France 2, France 3, France 4, France 5, et France Ô ce ne sera pas dans le but d’offrir aux annonceurs un « temps de cerveau disponible ». 

Citation de Patrick Le Lay – Ancien PDG de TF1 : « Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective ”business”, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit (…).

Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible (…).

Rien n’est plus difficile que d’obtenir cette disponibilité. C’est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l’information s’accélère, se multiplie et se banalise. »

Merci, Monsieur Le Président, d’avoir compris que pour assurer la sécurité intérieur, il était de votre devoir de nous protéger et de nous laisser tranquille avec notre cerveau. Car il faut l’avouer, qu’est-ce-qu’il était sollicité sur France 2 and Co notre cerveau. C’est vrai, il était tellement chouchouté notre cerveau, que nous n’avions même plus la possibilité de nous laisser distraire par la publicité d’une lessive magique qui entrecoupée un épisode de Plus Belle La Vie où Ninon était face à un dilemme personnel du type « Mon père est-il mon père ? Et si non ? Serait-ce en fait un simple quidam qui m’a trouvé dans une ruelle de Lyon ? Maman aide moi ! Ah mince tu as disparue… ».

Grâce à vous, Monsieur Le Président, maintenant nous saurons qu’en regardant la télévision publique, notre cerveau ne sera pas qu’une simple zone de stockage de publicité. Au contraire en choisissant de regarder la télévision publique, nous serons presque comme le donateur d’une association, nous serons les parrains de Drucker, de Pujadas ou mieux de Nagui.

Mais dans la tristesse de certains choix, il y a toujours des gagnants, et quelque fois on n’y pense pas véritablement. TF1 et M6 ainsi que les chaînes de la TNT et du câble vont certainement gagner de cette décision, mais seront-ils les plus bénéficiaires de cette suppression de la publicité sur le chaînes publiques ?

Je ne pense pas, en tout cas je crois que la communication on-line va profiter de cette dernière pour croître encore plus rapidement que les années passées. Aujourd’hui, sur internet, nous parlons d’affichage, de taux de clic, de location d’espace, de taille de l’affichage, mais nous ne nous arrêtons pas véritablement à la taille des publicités. Au contraire, nous favorisons l’interaction entre l’internaute et l’annonceur, nous jouons sur de nouveaux formats, sur de nouvelles méthodes d’affichages, sur des nouvelles façons de parler avec notre cible. La télévision ne permet pas cet échange plus ou moins personnalisé, ce mass-média ressemble à un vaste océan où la publicité prend la forme d’un galet que l’on jette sans trop savoir qui toucher. C’est beau et valorisant de s’acheter un prime-time, mais c’est mieux de toucher sa cible et de transformer ce contact en une acquisition de nouveaux clients.

Le business c’est être présent partout dans l’esprit du client ou du prospect afin de l’inciter à acheter ou utiliser notre produit et/ou service, pour cela je pense qu’internet est bien plus fort que la télévision, et ce sera potentiellement ce média qui sortira vainqueur de cette Loi interdisant la publicité publique mais autorisera à outrance la location furtive des cerveaux par les chaînes privées. 

Tout ce texte pour vous inciter à aller voir cette animation proposée et écrite par Yves Jeuland qui crie à l’ineptie présidentielle et décrie la suppression de la télévision publique des publicités sur les chaînes publiques.

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Réseau Social vs Sexe, et le gagnant est…

19 09 2008

Mais que se passe t’il sur internet en ce moment, l’internaute se transformerait-il ? Aurait-on perdu des branleurs des amateurs de formes féminines ? Les marketers doivent-ils ôter tout sexe dans leur stratégie de communication ?

Pour nous aider à répondre à ces interrogations, Bill Tancer – auteur du livre Click et Directeur Général de la recherche chez Hitwise – a étudié les recherches de millions d’internautes et évalué leurs variations sur plusieurs années.

Depuis plus de 10 ans, le sexe dominaient la majorité des recherches sur internet en représentant 20% de l’ensemble de celles-ci, mais son engouement et le plaisir qu’il offre à ses amateurs semble diminuer puisque les recherches à caractère sexuel sont à présent d’environ 10%. Les internautes ayant au contraire favoriser les recherches concernant les réseaux sociaux, de là à dire que Facebook est plus jouissif que le sexe, il n’y a qu’un pas…

Mais à présent interrogeons-nous véritablement. Si les recherches se modifient, le comportement de l’internaute est quant à lui aussi transformé, les publicités (bannières, adwords, Yahoo Search) se doivent d’être déplacées d’un point A à un point B, même si je suis certains que beaucoup d’entre nous n’auraient pas osés placés une pub sur un site pornographique. Cela traduit aussi un réel besoin du consommateur d’intégrer ou de connaître les réseaux sociaux sur internet, et si l’on se réfère à la hiérarchisation des besoins selon Maslow, nous pourrions presque considérer que l’internaute est passé d’un stade de besoin physiologique (le sexe) au stade du besoin d’appartenance (faire parti d’une communauté).

Abraham Maslow serait contre cette interprétation, pourtant nous pourrions considérer que le besoin physiologique de l’internaute serait le voyeurisme, et que son besoin d’appartenance ne pourrait être atteind que lorsque un site lui proposerait la réalisation de ses besoins primaires ainsi que secondaires.

Facebook, Myspace, Linkin, Hatebook, Dailymotion, Youtube etc… Sont autant de sites qui mettent en avant l’aspect communautaire mais qui offrent aussi la possibilité d’être un cyber-voyeur du quotidien des autres…

En tant qu’e-marketer notre seul objectif étant d’utiliser au mieux le comportement de l’internaute pour l’inciter à se diriger vers notre offre commerciale et favoriser l’acte d’achat. Il est donc important que le marketing stratégique intègre une optique marketing sociale pour améliorer son efficacité puisque la majorité des internautes est utilisatrice de ces plate-formes.

Pour conclure, Bill Tancer considère que son travail sur nos recherches internet permet de construire de véritable profil de consommation ou plus largement de l’opinion publique et lui offre la possibilité de mettre en place des tendances comportementales durant chaque période de l’année ou lors d’un événement particulier.

Par exemple, lorsque Thanksgiving approche les recherches concernant les anti-dépresseurs explosent… Intéressant pour les vendeurs de Prozac.

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Teasing : Fini la lèche

17 09 2008

La lèche est une technique d’approche généralement utilisée afin d’arriver à atteindre un objectif personnel et/ou professionnel difficilement réalisable sans cet acte répété et frénétique. Il consiste à faire glisser sa langue dans une partie charnelle du corps de la cible à la façon d’une frappe chirurgicale, l’effet obtenu sera à la hauteur de votre travail en tant que lècheur ou lèche-cul plus familièrement.

Suite à cette brêve explication, je viens poster un teasing orchestré potentiellement par l’agence Kassius spécialisée dans la guerrilla marketing, le street marketing et le digital marketing tournant autour du concept de la fin de lèche.

Ce teasing se compose de :

  • Deux vidéos
  • Un site internet dédié : http://www.finilaleche.com
  • Pages sur différentes plate-formes de vidéo et des réseaux sociaux
  • Visuels de types photos de classe

Actuellement, peu de site traitent de cette information ce qui complique évidemment les recherches concernant l’annonceur potentiel de cette campagne qui doit prendre fin d’ici la fin du mois. Pour info, j’ai fait mes recherches concernant le nom de domaine et son propriétaire. Les informations autours de celui-ci sont fausses et masquées en raison de la confidentialité assurée par l’hébergeur Gandi SAS. Toutefois, sachez qu’un certain Norbert Dugras a acheté ce nom de domaine en juin 2008 et en sera propriétaire durant un an, et habiterez selon ses informations à Calais.

Norbert Dugras si tu nous entends, dis nous qui tu es…

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