We don’t like banners : Doritos signe t’il l’arrêt de mort des bannières publicitaires ?

8 10 2008

Quand une marque souhaite intégrer internet et devenir rapidement un acteur incontournable sur le web, elle ne peut se limiter à créer une campagne de communication basée sur des bannières publicitaires, un site corporate ou quelques commentaires sur des blogs plus ou moins influents. Pour cela, elle doit se différencier, et aujourd’hui la différence se fait sur l’innovation et le respect de l’internaute.

L’agence de communication qui avait été choisi par Doritos pour réaliser sa nouvelle campagne webmarketing l’avait bien compris et a proposé à la marque de développer un plug-in novateur effaçant les bannières publicitaires en les remplaçants par des zones de couleurs ou mieux par des photos de son choix. Cette brêve explication n’est pas assez démonstrative, mais la vidéo ci-dessous est plus que représentative d’une guerre ouverte contre la publicité en ligne. Lire la suite »





Campagne Virale : Vous et la RATP

1 10 2008

La RATP rentre dans l’ère du WEB 2.0 avec son site collaboratif : Vous et La RATP. Pour le lancement de ce nouveau site, l’entreprise publique s’est lancée dans la vidéo virale en utilisant le concept de l’humoriste belge, Daniel Chesterfield, que l’on pourrait considérer comme le maître des éléments urbains.

Je pense que cette campagne est intéressante puisqu’elle tente de rendre magique un moment tragique banal dans la vie d’un utilisateur des transports en commun. De plus, elle tente de mettre au centre de son message la relation étroite existant entre les clients et les technologies de la RATP : Trains, Bus et Métro. Actuellement, nous ne pouvons pas considérer que cette campagne de lancement est un succès retentissant puisque seulement 1000 personnes ont regardé la vidéo sur Dailymotion, 4 commentaires ont été posté dont 2 la critiquant…

De mon côté, je crois que ce pas en direction du web 2.0 est un bon choix stratégique pour recréer un dialogue avec des utilisateurs souvent déçus par un service public apparaissant comme obsolète pour la plupart. 

Au niveau du site internet et de son design, je le trouve agréable tant dans l’ergonomie générale que dans l’univers qui a été recréé et qui permet de faire un lien entre les visuels institutionnels utilisés par la RATP dans ses différents supports de communication et le site. Je ne suis pas fan des couleurs mais réellement je trouve que la société a su intégrer dans son site, tous les éléments clés du design 2.0 tels que les onglets pour améliorer la navigation, la communauté RATP (3200 membres actuellement), le vote collectif pour les propositions émises par les utilisateurs…

Que l’on aime ou non la RATP, je pense que nous pouvons nous accorder sur un point : la RATP intègre le WEB 2.0 avec intelligence et impact, toutefois un peu en retard oserons-nous dire.

Pour conclure cet article, je vous remets la vidéo de Daniel Chesterfield qui est à l’origine de ce concept d’interaction magique entre l’urbanisme contemporain et l’Homme.





Diesel détourne le Porno Chic et s’offre Le buzz de la rentrée…

29 09 2008

Diesel est une marque atypique au sein du marché international de la mode, puisqu’à la différence de la plupart des marques haut-de-gammes qui ont augmenté leur chiffre d’affaires en démocratisant à outrance leur offre, Diesel a quant à elle acquit ses bénéfices supplémentaires en appliquant une stratégie inverse. 

Je vais vous faire une brève explication concernant la stratégie de développement de Diesel parce que je me suis tapé tous les samedis matins à 8h00 une matière « Marketing de la Mode » en ESC et que je veux me venger sur vous lecteurs vous faire partager cette galère histoire. 

Diesel a été créé en 1978 par Renzo Rosso, qui désirait voir sa marque devenir leader au sein d’un marché où le prêt-à-porter de luxe n’existait pas véritablement. Pour débuter, la marque ne s’est pas affiché comme une marque de luxe, mais elle a joué la carte de la différenciation pour construire son image et sa culture.

Le design unique style « j’ai un jean déchiré tout neuf cool » a été très vite repris par les stars de tout bord qui ont installé les jeans Diesel comme un symbole de liberté et de différence. Les années passent, Renzo Rosso en a marre il en veut plus, et il désire encore une fois rompre avec la logique du marché de la mode : « Moindre qualité mais plus de blé surtout quand c’est griffé ». 

Logique normale qui fonctionne parfaitement pour les marques qui préfèrent généralement créer des gammes de qualités inférieures et toucher ainsi une cible bien plus grande, comme par exemple Louis Vuitton qui vend des produits allant de 20€ jusqu’à 15.000€. Rosso joue gros, mais se dit « Et si, je la leur faisais à l’envers » et ça fonctionne. 

Diesel augmente ses prix, développe des gammes Vintage et très haut-de-gamme, et s’installe sur un marché naissant le prêt-à-porter de luxe avec ses propres défilés, ses propres règles et surtout ses propres clients.

Ok, j’ai tué deux ou trois internautes qui sont là par hasard, qui recherchaient des infos concernant Diesel ou au contraire qui rêvaient d’une explication sur le SEO. Je sais, cet article n’a rien à voir avec du webmarketing, mais avoir l’occasion d’utiliser pour une fois ce que j’ai entendu appris durant ce cours de « Marketing de la Mode » et pour moi un véritable soulagement… 

Bon pour être honnête Diesel ne m’intéresse pas véritablement pour ses produits mais pour sa campagne de communication on-line. La marque a choisi d’utiliser internet comme un véritable vecteur de communication et non pas juste comme un simple outil d’e-commerce. Que ce soit sur son site internet ou sur sa présence au sein des différents sociaux qui existent, Diesel joue la carte de la différence et de la créativité.

Cette stratégie est en adéquation avec l’image que souhaite transmettre la marque et elle permet de rendre cohérent les différents messages que transmet Diesel à ses consommateurs ou prospects.  Pour promouvoir son dernier événementiel, la soirée The Diesel Party XXX, la marque est allée encore plus loin en détournant des films porno et en remplaçant les images à caractère pornographique par des jolies dessins dénués de tout caractère sexuel. Et là on se dit que le porno chic trop tendance de Dolce & Gabana n’est pas tant hype que ça…

Grâce à cette vidéo, Diesel s’est offert le plus gros buzz de la rentrée et par la même occasion nous a donné la certitude que la marque était un véritable communiquant sur la toile.

Liens :





Quel est l’intérêt de développer une campagne de communication sociale ?

23 09 2008

Lorsque nous sommes confrontés à l’élaboration d’une campagne de communication on-line, nous devons faire des choix afin de développer une campagne profitable, pertinente et réaliste par rapport aux objectifs que nous nous étions fixés.

Ce que nous allons tenter de démontrer dans cet article est l’opportunité que représente une campagne de communication sociale, c’est-à-dire utilisant les réseaux sociaux. Cela ne signifie pas de se servir de l’internaute comme média ou vecteur de diffusion du message, mais de choisir comme média les réseaux sociaux. 

Prenons un exemple trop tendance simple : Facebook. La régie de ce réseau social, nous propose de construire notre communication non pas en choisissant des mots clés comme l’offre proposée par les Adwords de Google ou les Yahoo Search, mais en créant une publicité faite pour le site puis en élisant les caractéristiques de nos cibles. 

Cet exemple proposé sur le site de Facebook, nous permet d’observer comment l’utilisateur sera touché par notre publicité.

Si nous avions considéré  que notre coeur de cible était composé principalement de jeune-fille, âgée entre 25 et 28 ans, habitant la région parisienne, aimant la tecktonik musique classique, détenant un cercle d’amis trop fashion compris entre 100 et 150  personnes et ayant pour point commun principal la pratique du curling poker.

A partir de toutes ces données, la régie me propose un fichier d’adresses comprenant l’ensemble des membres répondant à mon coeur de cible, et il ne nous reste plus qu’à choisir le nombre de personne qui pourront voir cette publicité. En clair, plus nous aurons d’argent, plus nous pourrons louer un fichier important et performant.

Ce type de campagne présente de véritables avantages compétitifs par rapport à ses concurrents directs que sont les bannières et les publicités par  mots clés.

Avantages :

  • Un ciblage précis, efficace et totalement paramètrable
  • Une coordination possible entre les différents réseaux sociaux existants pour toucher nos différentes cibles (professionnels, particuliers…)
  • Viser une cible facilement et de façon répétée sans lui donner l’impression de la spammer (à la différence d’un e-mailing)
  • Profiter du réseau de son coeur de cible pour élargir sa cible initiale
  • Compléter cette campagne traditionnelle par l’utilisation de nouveaux supports tels que les Advertgame
Inconvénients :
  • Un coup supérieur puisque nous additionnons la location d’un fichier et l’achat d’espaces
  • Un risque d’invisibilité par l’utilisateur victime de « banner-blindness »
  • Une publicité souvent limitée en termes de créativité puisqu’il est impossible d’intégrer des vidéos et/ou des éléments atypiques (flash, interaction avec l’internaute…)
Que faut-il en conclure ? Je crois que nous ne pouvons plus nous passer de l’utilisation d’une campagne de communication sociale, toutefois, il ne faut pas s’en contenter. Tout comme nous établissions auparavant un média planning, nous pouvons aujourd’hui construire un planning on-line qui reprendra nos différentes actions de communication on-line. En additionnant, une campagne par mots-clés, une stratégie de SEO, une communication virale et une communication sociale nous devrions obtenir un retour sur investissement important et surtout la satisfaction de toucher notre coeur de cible, mais par répercussion une cible bien plus large et plus profitable.
Bon et si nous avons véritablement de l’argent, on s’achète une bannière sur la une du Figaro parce que là ça nous rapportera un maximum sera profitable.




Campagne Virale : Depuis que je le sais…

3 06 2008

Le 28 mai dernier, le site Voyage-SNCF, complétait sa campagne télévisuelle avec une campagne virale orchestrée par l’agence de pub : DDB. Cette nouvelle campagne comprend deux supports : des bannières publicitaires sur différents sites internet et la création d’un mini-site dont le but est de faire comprendre aux internautes pourquoi les personnes qui savent sont si heureux.

Encore une fois, le Voyage-SNCF, utilise un ton décalé pour toucher massivement les esprits. Et cela fonctionne véritablement, car ses deux derniers spots télévisuels ont été relayés par de nombreux sites et blogs spécialisés tant leur ton se différencie de celui de ses conccurents et amuse les spectateurs.

Pour cette campagne virale, l’agence de pub va encore plus loin en affichant véritablement un ton à la limite de la provocation tout en laissant le spectateur, voir dans ses images et ses slogans, ce qu’il désire… Le mini-site quant à lui, a pour but de transférer par e-mail massivement les visuels de la campagne de communication, d’attirer l’attention sur l’annonceur et d’inciter les personnes à se connecter sur le site.

Lien du mini-site : http://www.je-sais.net

Par contre, il est assez con amusant, que l’agence de pub ait créé un visuel aussi proche, de celui de l’agence CyberCité spécialisée dans le référencement sur Internet. Pour votre plaisir je vous offre, la bannière développée pour le site en question…

Lien du site : http://www.cybercite.fr