Interview de François Laurent : Auteur et Bloggeur

28 10 2008

Je viens de terminer la lecture du livre de François Laurent intitulé « Marketing 2.0 : l’intelligence collective » traitant des évolutions du marketing, des consommateurs et des marques résultant du web 2.0. Cet ouvrage permet de mettre par écrit les réalités encadrant le marketing et les révolutions à venir concernant les stratégies à adapter et à comprendre pour ne pas échouer dans un monde allant de plus en plus vite où l’instantanée est roi. François étant un partisant de la discussion, j’ai eu l’occasion de réaliser un court interview avec lui afin de vous présenter son ouvrage ainsi que ses idées. Lire le reste de cette entrée »

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Google de 2001 vs Google de 2008

1 10 2008

Comme vous devez le savoir, Google fête en ce moment ses 10 ans d’existence. Je ne vais pas me lancer dans un historique du Groupe car vous la trouverez facilement sur des milliers de sites « fan » du Monstre Groupe. Pour ma part, je ne suis ni fan ni détracteur, je réfléchis juste assez pour m’interroger quant à l’intérêt pour une entreprise privée d’avoir obtenu en quatre ans plus d’informations privées que la CIA en plusieurs dizaines d’années… C’est tendance la théorie du complot dixit Bigard.

Bon reprenons, pour ses 10 ans, Google a mis en place plusieurs actions dont une très « Geek Friendly », puisqu’il nous offre la possibilité de retrouver les résultats de recherches du moteur en janvier 2001. Ce cadeau pour les plus fans est un présent sans nom, pour nous simples utilisateurs, c’est un bon moyen de se faire sourire en surfant grâce à l’ancien moteur, son algorithme, son robot et surtout son nombre de pages indexées. 

Juste pour le plaisir, en recherchant « buzz marketing » sur Google en 2001 nous obtenions 342 résultats, en 2008 nous obtenons environ 1 380 000 résultats. Un autre exemple amusant est la recherche « Facebook » qui donnait 1810 résultats et donne à présent environ 530 000 000 de résultats. Ce dernier exemple est d’autant plus intéressant qu’il nous ramène aux origines de Facebook qui n’était initialement qu’un réseau d’étudiants issus de Harvard…

Je crois que je viens de vous prouver que je suis véritablement un geek…

Lien :





La vidéo interactive se développe sur YouTube : A Car’s Life

1 10 2008

En juillet dernier, l’équipe de Samsung Canada lançait sur YouTube une série de mini-films interactifs où l’internaute devenait la conscience de l’acteur et choisissait comment aller se dérouler l’histoire.

Aujourd’hui, le concept est relancé par Hexolabs, agence spécialisée dans la création de nouveau contenu et usage, qui développe le premier mini-jeu sur le même site de partage vidéo, mais cette fois-ci autour du thème de la voiture. Lire le reste de cette entrée »





Search Engine Optimization : Comment choisir les bons mots clés ?

30 09 2008

Lorsque nous travaillons sur le lancement d’un site, ou sur l’amélioration du référencement naturel de ce dernier, nous sommes obligés d’intégrer une logique de « mots clés » dans notre stratégie. Mais le choix d’un mot clés n’est pas un chose aisée, elle demande une interrogation régulière et le déploiement d’une énergie sans faille dans la mise-à-jour de ses données entourant notre secteur d’activité.

Cet article ne tend pas à vous dire quels mots clés choisir pour votre site, mais tentera de vous énoncer les astuces concernant la stratégie à adopter et les outils à utiliser pour limiter le risque d’avoir des mots clés incohérents avec vos objectifs et vos cibles.

Générateurs de mots clés : Cet outil doit permettre de créer des mots clés en relation avec ceux que vous avez choisi pour définir votre offre commerciale. L’intérêt de cet outil est d’accroître le volume de mots clés que nous utilisons en nous montrant les synonymes existants, les requêtes généralement demandées… Pour faire simple, un générateur n’est rien d’autre qu’un dictionnaire des synonymes actualisé constamment. 

Les outils d’analyse : Après avoir choisi ses mots clés, il faut les étudier, savoir s’ils sont ou non rentables, s’ils sont vecteurs de trafic ou juste invisible aux yeux du grand public, s’ils sont intéressants ou inutiles… Il existe des outils facilitant l’appréciation de ces mots clés, il en existe même un très grand nombre, voici donc une liste non-exhaustive des meilleurs d’entre-eux, les indispensables.
Les calculs à effectuer : Pour pouvoir analyser les données récoltées grâce à ces sites, il est temps pour nous de se mettre dans une position d’analyste statistiques et d’étudier en profondeur les différents ratios primordiaux dans une analyse d’un mots clés. Voici quelques calculs, et les explications qui y sont reliées.
  • La Popularité d’un mot clé = Nombre de recherches effectuées pour ce mot clé
  • La compétitivité d’un mot clé = Nombre de résultats obtenus pour ce mot clé
  • Le Keyword Effectiveness Index (KEI) = (Popularité x Popularité/Compétitivité du mot clé) : Cet indicateur permet de comparer le nombre de recherches effectuées pour un mots clés et les résultats obtenus par ces recherches. Plus le KEI sera important, plus il comportera un intérêt fort. C’est l’un des indicateurs primordiaux qui encadrent le Coût par Clic défini par les régis média. On peut considérer qu’un KEI inférieur à 1 n’a aucun intéret, compris entre 1 à 10 il correspond à un bon mot clé, et supérieur à 10 il est un excellent mot clé.
  • La Fréquence du mot clé = Nombre d’utilisation du mot clé sur le site internet
  • La Densité du mot clé = (Nombre d’utilisation du mot clé sur le site internet/Nombre de mots clés utilisés sur le site internet) x 100 : Cet indicateur permet de mettre en avant l’utilisation d’un mot clé vis-à-vis des autres. Grâce à cette logique, les moteurs de recherches favorisent une meilleure classification du site lorsqu’il reconnaît aisément les mots clés les plus importants de celui-ci. Toutefois il ne faut pas abuser de l’usage d’un mot clé, puisque si vous dépassez un seuil d’environ 9% de DMC vous pourriez être considéré comme un spammer et perdre ainsi toute valeur pour le moteur de recherche.
  • La Proéminence d’un mot clé = Place du mot clé par rapport à la page ou à l’article : Pour faire simple plus votre mot clé se situe dans l’introduction voir le titre de votre page et/ou article plus votre mot clé sera valorisé par le moteur de recherche. Vous gagnerez ainsi en positionnement mais aussi en qualité de recherche.
  • La proximité du mot clé = Evaluation de la distance entre les phrases et/ou les mots clés : Dernier élément à considérer et sûrement le plus difficile à manier, la proximité du mot clé traduit en fait la distance entre deux mots clés sans qu’il y ait de « stop word » ou « noise words » tels que « et, ou, le, avec, de » qui correspondent à des mots trop communs et sans signification particulière qui ne peuvent être retenus par les moteurs de recherches.
Et après ? Après, vous allez devoir faire preuve de travail et de réfléxion, plus vous irez loin dans l’étude de votre site plus vous comprendrez la logique entourant les robots utilisés par les moteurs de recherches. Ne cessez pas de remettre en question votre site, et vos mots clés, ainsi vous pourrez améliorer rapidement et efficacement votre classement, et votre notation.
J’espère que cet article vous aura aidé à apprécier le travail à effectuer lors de la recherche des mots clés composants votre site, et qu’il vous permettra d’atteindre plus rapidement les premières pages des moteurs de recherche. N’hésitez pas à le compléter en indiquant vos sources concernant les outils d’analyses, les calculs que vous préférez, etc…
Liens :




Monsieur Le Président, n’éteignait pas la télévision public…

30 09 2008

 

Logo France TV

Comme vous le savez, France Télévisions obtient son chiffre d’affaires grâce à l’addition de la redevance financée par nous, des allocations ou des aides de l’Etat et principalement des revenus publicitaires. Mais ce modèle économique n’est pas une solution pérenne, et ce type de structure ne doit pas fonctionner de cette façon archaïque… Donc que faire pour agrémenter la télévision publique d’une réforme unique ?

A partir du mois de janvier prochain, il n’en sera plus rien. La télévision publique sera financée par l’opinion publique et seulement cette même opinion. Il n’y aura plus de spot, plus de publicité, donc plus de revenu publicitaire et par la même occasion nous pourrions nous dire plus de télévision publique… Une idée bien farfelue qu’a eu notre Président en décidant unilatéralement que son devoir était d’offrir à la population française la possibilité de regarder la télévision sans qu’aucun écran de publicité ne vienne la déranger… Au moins, maintenant que nous regarderons France 2, France 3, France 4, France 5, et France Ô ce ne sera pas dans le but d’offrir aux annonceurs un « temps de cerveau disponible ». 

Citation de Patrick Le Lay – Ancien PDG de TF1 : « Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective ”business”, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit (…).

Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible (…).

Rien n’est plus difficile que d’obtenir cette disponibilité. C’est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l’information s’accélère, se multiplie et se banalise. »

Merci, Monsieur Le Président, d’avoir compris que pour assurer la sécurité intérieur, il était de votre devoir de nous protéger et de nous laisser tranquille avec notre cerveau. Car il faut l’avouer, qu’est-ce-qu’il était sollicité sur France 2 and Co notre cerveau. C’est vrai, il était tellement chouchouté notre cerveau, que nous n’avions même plus la possibilité de nous laisser distraire par la publicité d’une lessive magique qui entrecoupée un épisode de Plus Belle La Vie où Ninon était face à un dilemme personnel du type « Mon père est-il mon père ? Et si non ? Serait-ce en fait un simple quidam qui m’a trouvé dans une ruelle de Lyon ? Maman aide moi ! Ah mince tu as disparue… ».

Grâce à vous, Monsieur Le Président, maintenant nous saurons qu’en regardant la télévision publique, notre cerveau ne sera pas qu’une simple zone de stockage de publicité. Au contraire en choisissant de regarder la télévision publique, nous serons presque comme le donateur d’une association, nous serons les parrains de Drucker, de Pujadas ou mieux de Nagui.

Mais dans la tristesse de certains choix, il y a toujours des gagnants, et quelque fois on n’y pense pas véritablement. TF1 et M6 ainsi que les chaînes de la TNT et du câble vont certainement gagner de cette décision, mais seront-ils les plus bénéficiaires de cette suppression de la publicité sur le chaînes publiques ?

Je ne pense pas, en tout cas je crois que la communication on-line va profiter de cette dernière pour croître encore plus rapidement que les années passées. Aujourd’hui, sur internet, nous parlons d’affichage, de taux de clic, de location d’espace, de taille de l’affichage, mais nous ne nous arrêtons pas véritablement à la taille des publicités. Au contraire, nous favorisons l’interaction entre l’internaute et l’annonceur, nous jouons sur de nouveaux formats, sur de nouvelles méthodes d’affichages, sur des nouvelles façons de parler avec notre cible. La télévision ne permet pas cet échange plus ou moins personnalisé, ce mass-média ressemble à un vaste océan où la publicité prend la forme d’un galet que l’on jette sans trop savoir qui toucher. C’est beau et valorisant de s’acheter un prime-time, mais c’est mieux de toucher sa cible et de transformer ce contact en une acquisition de nouveaux clients.

Le business c’est être présent partout dans l’esprit du client ou du prospect afin de l’inciter à acheter ou utiliser notre produit et/ou service, pour cela je pense qu’internet est bien plus fort que la télévision, et ce sera potentiellement ce média qui sortira vainqueur de cette Loi interdisant la publicité publique mais autorisera à outrance la location furtive des cerveaux par les chaînes privées. 

Tout ce texte pour vous inciter à aller voir cette animation proposée et écrite par Yves Jeuland qui crie à l’ineptie présidentielle et décrie la suppression de la télévision publique des publicités sur les chaînes publiques.





Quel est l’intérêt de développer une campagne de communication sociale ?

23 09 2008

Lorsque nous sommes confrontés à l’élaboration d’une campagne de communication on-line, nous devons faire des choix afin de développer une campagne profitable, pertinente et réaliste par rapport aux objectifs que nous nous étions fixés.

Ce que nous allons tenter de démontrer dans cet article est l’opportunité que représente une campagne de communication sociale, c’est-à-dire utilisant les réseaux sociaux. Cela ne signifie pas de se servir de l’internaute comme média ou vecteur de diffusion du message, mais de choisir comme média les réseaux sociaux. 

Prenons un exemple trop tendance simple : Facebook. La régie de ce réseau social, nous propose de construire notre communication non pas en choisissant des mots clés comme l’offre proposée par les Adwords de Google ou les Yahoo Search, mais en créant une publicité faite pour le site puis en élisant les caractéristiques de nos cibles. 

Cet exemple proposé sur le site de Facebook, nous permet d’observer comment l’utilisateur sera touché par notre publicité.

Si nous avions considéré  que notre coeur de cible était composé principalement de jeune-fille, âgée entre 25 et 28 ans, habitant la région parisienne, aimant la tecktonik musique classique, détenant un cercle d’amis trop fashion compris entre 100 et 150  personnes et ayant pour point commun principal la pratique du curling poker.

A partir de toutes ces données, la régie me propose un fichier d’adresses comprenant l’ensemble des membres répondant à mon coeur de cible, et il ne nous reste plus qu’à choisir le nombre de personne qui pourront voir cette publicité. En clair, plus nous aurons d’argent, plus nous pourrons louer un fichier important et performant.

Ce type de campagne présente de véritables avantages compétitifs par rapport à ses concurrents directs que sont les bannières et les publicités par  mots clés.

Avantages :

  • Un ciblage précis, efficace et totalement paramètrable
  • Une coordination possible entre les différents réseaux sociaux existants pour toucher nos différentes cibles (professionnels, particuliers…)
  • Viser une cible facilement et de façon répétée sans lui donner l’impression de la spammer (à la différence d’un e-mailing)
  • Profiter du réseau de son coeur de cible pour élargir sa cible initiale
  • Compléter cette campagne traditionnelle par l’utilisation de nouveaux supports tels que les Advertgame
Inconvénients :
  • Un coup supérieur puisque nous additionnons la location d’un fichier et l’achat d’espaces
  • Un risque d’invisibilité par l’utilisateur victime de « banner-blindness »
  • Une publicité souvent limitée en termes de créativité puisqu’il est impossible d’intégrer des vidéos et/ou des éléments atypiques (flash, interaction avec l’internaute…)
Que faut-il en conclure ? Je crois que nous ne pouvons plus nous passer de l’utilisation d’une campagne de communication sociale, toutefois, il ne faut pas s’en contenter. Tout comme nous établissions auparavant un média planning, nous pouvons aujourd’hui construire un planning on-line qui reprendra nos différentes actions de communication on-line. En additionnant, une campagne par mots-clés, une stratégie de SEO, une communication virale et une communication sociale nous devrions obtenir un retour sur investissement important et surtout la satisfaction de toucher notre coeur de cible, mais par répercussion une cible bien plus large et plus profitable.
Bon et si nous avons véritablement de l’argent, on s’achète une bannière sur la une du Figaro parce que là ça nous rapportera un maximum sera profitable.




Réseau Social vs Sexe, et le gagnant est…

19 09 2008

Mais que se passe t’il sur internet en ce moment, l’internaute se transformerait-il ? Aurait-on perdu des branleurs des amateurs de formes féminines ? Les marketers doivent-ils ôter tout sexe dans leur stratégie de communication ?

Pour nous aider à répondre à ces interrogations, Bill Tancer – auteur du livre Click et Directeur Général de la recherche chez Hitwise – a étudié les recherches de millions d’internautes et évalué leurs variations sur plusieurs années.

Depuis plus de 10 ans, le sexe dominaient la majorité des recherches sur internet en représentant 20% de l’ensemble de celles-ci, mais son engouement et le plaisir qu’il offre à ses amateurs semble diminuer puisque les recherches à caractère sexuel sont à présent d’environ 10%. Les internautes ayant au contraire favoriser les recherches concernant les réseaux sociaux, de là à dire que Facebook est plus jouissif que le sexe, il n’y a qu’un pas…

Mais à présent interrogeons-nous véritablement. Si les recherches se modifient, le comportement de l’internaute est quant à lui aussi transformé, les publicités (bannières, adwords, Yahoo Search) se doivent d’être déplacées d’un point A à un point B, même si je suis certains que beaucoup d’entre nous n’auraient pas osés placés une pub sur un site pornographique. Cela traduit aussi un réel besoin du consommateur d’intégrer ou de connaître les réseaux sociaux sur internet, et si l’on se réfère à la hiérarchisation des besoins selon Maslow, nous pourrions presque considérer que l’internaute est passé d’un stade de besoin physiologique (le sexe) au stade du besoin d’appartenance (faire parti d’une communauté).

Abraham Maslow serait contre cette interprétation, pourtant nous pourrions considérer que le besoin physiologique de l’internaute serait le voyeurisme, et que son besoin d’appartenance ne pourrait être atteind que lorsque un site lui proposerait la réalisation de ses besoins primaires ainsi que secondaires.

Facebook, Myspace, Linkin, Hatebook, Dailymotion, Youtube etc… Sont autant de sites qui mettent en avant l’aspect communautaire mais qui offrent aussi la possibilité d’être un cyber-voyeur du quotidien des autres…

En tant qu’e-marketer notre seul objectif étant d’utiliser au mieux le comportement de l’internaute pour l’inciter à se diriger vers notre offre commerciale et favoriser l’acte d’achat. Il est donc important que le marketing stratégique intègre une optique marketing sociale pour améliorer son efficacité puisque la majorité des internautes est utilisatrice de ces plate-formes.

Pour conclure, Bill Tancer considère que son travail sur nos recherches internet permet de construire de véritable profil de consommation ou plus largement de l’opinion publique et lui offre la possibilité de mettre en place des tendances comportementales durant chaque période de l’année ou lors d’un événement particulier.

Par exemple, lorsque Thanksgiving approche les recherches concernant les anti-dépresseurs explosent… Intéressant pour les vendeurs de Prozac.

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